Savez-vous ce qui est bon pour votre voisine de palier ? Sauriez-vous tout décider à sa place ? Sauriez-vous choisir pour elle son lieu d’habitation, son métier, ce qu’elle doit manger, comment elle soit se vêtir, ce qu’elle doit faire de sa vie pour être heureuse ? Non, nous sommes bien d’accord.

Et pourtant c’est ce qui se passe à chaque instant. Sans cesse on vous dit qu’ IL FAUT que vous agissiez différemment, IL FAUT que vous pensiez autrement, IL FAUT que les consciences s’éveillent…

Moi, je ne sais pas ce qu’il faut. Je ne sais pas ce qui est bon pour vous, pour la Terre, pour l’Univers.

Je sais seulement à quoi ressemble le monde de mes rêves.

Le votre est sûrement différent du mien. Alors comment s’accorder sur un futur idéal ?

C’est problématique.

Mais c’est problématique uniquement parce que nous avons dans l’idée qu’il n’y a qu’une seule réalité possible alors qu’elles sont peut-être multiples et co-existent. Peut-être que dans quelques années, nos chemins vont se séparer : je vivrai un des futurs potentiels de la Terre et vous, vous en vivrez un autre. En même temps.

Alors pourquoi toujours vouloir avoir raison, vouloir imposer une pensée uniforme ? Ce futur dont nous rêvons nous pouvons essayer de le co-créer avec des gens qui partagent déjà la même vision que nous plutôt que de perdre notre énergie à nous battre contre ceux qui prônent des idées qui nous révulsent.

En bref, laissons l’autre vivre et travaillons plutôt à notre propre développement personnel et à la matérialisation de notre propre vision du monde.

Et essayons de rester humbles parce qu’au final, même si nous nous régalons à essayer de comprendre cette grande énigme qu’est la vie, nous ne savons rien du tout. Strictement rien du tout.